Abstract:
Ce mémoire examine les dynamiques de la résistance linguistique dans le discours
concernant la crise climatique. En étudiant les divers acteurs, les sceptiques
climatiques, les leaders politiques, les entreprises, les militants écologistes et les
utilisateurs des réseaux sociaux, nous mettons en évidence les stratégies discursives
employées pour modifier, renforcer ou redéfinir le langage sur le climat. En nous
basant sur une diversité de textes, nous repérons les types de transformations
lexicales, les créations nouvelles impliquées et les changements sémantiques qui
contribuent à la construction idéologique des discours. Ce travail démontre que la
langue n’est pas simplement un miroir des opinions, mais un outil puissant pour
influencer la perception, justifier ou contester l’urgence environnementale. En
conclusion, nous soulignons l’importance de considérer la langue comme un espace
de lutte symbolique, révélant les tensions entre les intérêts politiques, économiques
et environnementaux.