Résumé:
Ce mémoire explore l’intersection entre l’architecture et la littérature à travers
une étude approfondie du roman Les Pierres sauvages de Fernand POUILLON. Ce texte
mixte mêlant à la fois observations de chantier et récit fictif marque le début d'une
réflexion sur la façon dont l'espace architectural, dans sa conception, sa perception et son
expérience, devient un sujet authentique d'écriture.
Notre approche se veut multidisciplinaire et repose sur quatre axes principaux :
Tout d'abord la géocritique nous permet de situer le récit dans un contexte territorial réel,
Ensuite la théorie des espaces tels que conceptualisés et vécus selon Henri Lefebvre offre
un cadre pour explorer la représentation émotionnelle de l'architecture dans le roman, puis
une analyse sémiosphérique, qui vise à saisir comment l'espace peut véhiculer des
significations culturelles ou symboliques pertinents et Enfin, les techniques de la
narratologie et de la stylistique aident à examiner comment l'écriture influence et organise
cet environnement tout au long de l'histoire.
L'analyse approfondie a révélé que l'espace architectural va au-delà d'être juste
une simple toile de fond : il joue un rôle crucial en tant que véhicule narratif authentique
et un langage à part entière qui porte en lui des souvenirs intemporels ainsi qu'une
dimension spirituelle et des vécus humains significatifs. Les Pierres sauvages incite donc
à méditer sur les liens profonds entre l'action de construire et celle d'écrire.