Résumé:
Notre travail intitulé la nature comme personnage du roman de Sandrine Collette a pour
objectif d’analyser la manière dont la nature et l’espace participent à la construction narrative,
émotionnelle et symbolique dans Madelaine avant l’aube. L’étude repose sur deux approches
critiques ; l’écocritique pour comprendre la représentation de la nature comme force vivante,
reflet des émotions humaines et source de résistance et la géocritique, pour étudier les
différents types d’espaces qui structurent le récit et expriment une mémoire de l’enfermement
et de la souffrance. Cette double lecture nous a permis de mettre en évidence un double
adversaire la nature hostile d’une part et la violence sociale de l’autre. Ces deux forces
agissent sur les personnages en particulier sur l’héroïne, Madelaine dont la trajectoire est
marquée par la fuite, la solitude et la révolte. En croisant ces approches notre recherche
interroge également le lien entre corps féminin, espace vécu et domination à travers quelques
éléments d’écoféminisme et de psychogéographie. La nature et l’espace ne sont donc pas
passifs ils deviennent des acteurs narratifs à part entière.