Résumé:
Ce mémoire étudie Lettres d’Algérie de Leïla Marouane en mettant en lumière la
manière dont l’œuvre, inscrite dans le contexte de la décennie noire, représente
l’enfermement sous ses dimensions spatiales, mémorielles et psychologiques. À
travers une approche géocritique, mémorielle, narratologique et psychanalytique, il
montre que l’écriture ne se limite pas au témoignage mais qu’elle devient un véritable
espace de résistance, de sublimation et de recomposition identitaire. L’acte d’écrire
apparaît ainsi comme une stratégie d’évasion et un moyen de transmettre des voix
étouffées, révélant les liens profonds entre oppression, mémoire et libération par la
langue.